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Montréal, le 17 septembre 2026 – Le sous-financement du communautaire fragilise la capacité des organismes de parrainage civique à accomplir leur mission et à répondre aux besoins des personnes qu’ils accompagnent. En moyenne, le financement accordé par le cadre du Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) ne couvre que 62 % de leurs dépenses. Les organismes doivent donc composer avec des ressources insuffisantes pour assumer leurs frais de fonctionnement — loyers, assurances, matériel, déplacements, etc. — et maintenir des équipes à la hauteur des besoins, alors même que leurs services sont essentiels à la population. À cette pression financière s’ajoutent des conditions salariales qui ne reflètent ni le travail ni l’expertise des professionnelles et professionnels du milieu, ce qui fragilise davantage les équipes. À l’approche de la Journée québécoise du parrainage civique, le Regroupement québécois du parrainage civique (RQPC) lance un message clair : le sous-financement du communautaire a des conséquences directes sur les personnes vivant avec des limitations, en compromettant leur accès aux services, leur participation sociale et leur inclusion dans la communauté. Le communautaire est à boutte : les personnes vivant avec des limitations en subissent les conséquences Célébrer le parrainage civique, c’est aussi prendre la parole pour défendre sa mission et les personnes qu’elle soutient. Le 14 septembre, des représentants du RQPC et de cinq organismes de parrainage civique se sont réunis à Trois-Rivières pour souligner à l’avance la Journée québécoise du parrainage civique, célébrée officiellement le 25 septembre. Ils ont également pris part à la mobilisation Le communautaire à boutte afin de réclamer un financement public à la hauteur des besoins. Cette rencontre a été l’occasion de rappeler l’importance du parrainage civique, mais aussi de mettre en lumière la réalité des travailleuses et des travailleurs qui font vivre le mouvement communautaire au quotidien. Partout au Québec, les organismes de parrainage civique jouent un rôle essentiel pour favoriser l’inclusion, l’autonomie, la participation sociale et la pleine citoyenneté des personnes vivant avec des limitations. Avec des équipes très réduites, les organismes de parrainage civique doivent développer et assurer le suivi des jumelages, accompagner les personnes filleules, recruter et soutenir les bénévoles, organiser des activités et assumer l’ensemble des responsabilités liées à leur mission. Les organismes de parrainage civique sont solidaires du mouvement Le communautaire à boutte et appuient la campagne CA$$$H, qui porte les revendications du mouvement communautaire autonome en santé et services sociaux. Ils réclament notamment un véritable rattrapage du financement public, l’établissement de seuils planchers nationaux communs pour le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) et une indexation qui tient davantage compte de l’augmentation réelle des coûts. |
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| Célébrée chaque année le 25 septembre par les 17 organismes de parrainage civique du Québec, cette journée invite la population à découvrir leur mission, à mieux comprendre la réalité des personnes vivant avec des limitations et, surtout, à considérer le parrainage civique comme une façon concrète de contribuer à une société plus inclusive.
Près de 600 personnes attendent toujours un jumelage Avec près de 1 000 jumelages actifs au Québec, le parrainage civique permet à des personnes vivant avec des limitations de créer des liens significatifs et de participer davantage à la vie de leur communauté. Pourtant, près de 600 personnes filleules sont toujours en attente d’un bénévole avec qui partager du temps, des intérêts et, bien souvent, une véritable amitié. Quelques heures par mois peuvent suffire pour faire une différence. Une sortie, un café, une activité culturelle, une promenade ou simplement une conversation deviennent autant d’occasions de briser l’isolement et de créer un lien durable. Mais le parrainage civique n’est pas une relation à sens unique. La rencontre entre une personne filleule et son parrain ou sa marraine se construit autour de valeurs d’entraide, de réciprocité, d’amitié et de coopération. « Être bénévole, c’est transformer la vie de quelqu’un tout en enrichissant la sienne », souligne Marco Calliari, porte-parole du RQPC. Comment devenir bénévole Devenir parrain ou marraine ne demande pas une expertise particulière : avant tout, il faut avoir envie de créer un lien avec une autre personne et de lui consacrer un peu de temps. Les personnes intéressées peuvent communiquer avec l’organisme de parrainage civique de leur région. Après un processus d’accueil, les bénévoles sont jumelés avec une personne filleule en tenant compte notamment de leurs intérêts et affinités. Pour en savoir plus, visitez parrainagecivique.com ou composez le 1 877 PARRAIN (1 877 727-7246). Il est également possible de soutenir financièrement le RQPC en visitant rqpc.org, sous l’onglet Faire un don. Les personnes qui souhaitent effectuer un don planifié peuvent consulter la section S’impliquer autrement. À propos du parrainage civique Depuis 1980, le Regroupement québécois du parrainage civique (RQPC) contribue au développement du parrainage civique au Québec. Par l’entremise de ses organismes membres, il favorise la création de jumelages entre des bénévoles et des personnes vivant avec des limitations, notamment une déficience intellectuelle, un trouble de santé mentale ou un handicap physique. Fondées sur la réciprocité et la création de liens significatifs, ces relations contribuent à briser l’isolement, à favoriser la participation sociale et à bâtir des communautés plus inclusives. |

