Le 2 décembre dernier, la Commission de la représentation électorale du Québec a déposé son second rapport visant à revoir le découpage de la carte électorale en vue des prochaines élections provinciales.Le rapport propose de modifier 53 des 125 circonscriptions électorales de la province. Des changements importants pourraient notamment toucher les circonscriptions de Vaudreuil, de Soulanges et de Beauharnois. Ce redécoupage s’explique entre autres par l’augmentation de la population dans ces secteurs.
Ces modifications pourraient avoir des impacts majeurs, particulièrement pour la Ville de Vaudreuil-Dorion, qui risquerait d’être scindée en deux. Des portions du nord-ouest de la ville, incluant le futur hôpital de Vaudreuil-Soulanges, pourraient ainsi changer de circonscription et être rattachées à celle de Soulanges.
Le redécoupage de la carte électorale entraînerait également le transfert de la Ville de Coteau-du-Lac, actuellement située dans la circonscription de Soulanges, vers celle de Beauharnois. Une proposition qui est loin de faire l’unanimité au sein du conseil municipal.
Malgré l’ajout possible d’une partie de Vaudreuil-Dorion et du futur hôpital à son territoire, la priorité de la députée de Soulanges demeure la conservation de la Ville de Coteau-du-Lac au sein de sa circonscription. Marilyne Picard a d’ailleurs pris la parole à l’Assemblée nationale afin de dénoncer la situation.
De son côté, la mairesse de Coteau-du-Lac, Andrée Brosseau, juge la décision illogique et exprime son désaccord avec la proposition de la commission.
Le député de Beauharnois, Claude Reid, affirme quant à lui avoir fait valoir ses arguments afin de conserver sa circonscription tel quel. Advenant le maintien de la décision, il se dit toutefois prêt à représenter les citoyens de Coteau-du-Lac à Québec, malgré les différences de réalités entre les circonscriptions de Soulanges et de Beauharnois.
À quelques jours de l’adoption de la décision, une majorité d’élus souhaite le statu quo quant au redécoupage de la carte électorale, préférant reprendre l’exercice lors des prochaines élections. Bien que la décision finale n’ait pas encore été rendue, celle-ci demeure entre les mains d’Élections Québec et du gouvernement.
